Carré frangé, bouche carmin, teint d’albâtre
La papesse de la lingerie sensuelle joue avec maestria des codes de la séduction et pare les femmes d’effronterie délicate.

En actes…
Elle crée sa première marque de prêt-à-porter à 20 ans. Use astucieusement de détournements de matières comme la toile cirée ou le lurex. Imagine des collections décalées à l’esprit bohème qui ravissent Brigitte Bardot.
10 ans plus tard, nait sa société éponyme. Pour son premier défilé, elle intègre comme accessoire la lingerie par jeu : révéler la fente d’une jupe par un porte-jarretelle ou un soutien-gorge par l’échancrure d’un corsage… Dans une décennie où les combats féministes ont réduit la forme des sous-vêtements féminins à leur simple fonction d’usage, elle répond à celles qui hurlent à la trahison sous ses fenêtres par la réhabilitation de toutes les armes de séduction massive. Après le soutien-gorge et la guêpière, viendront porte-jarretelles, bas et corsets dans des étoffes luxueuses ou empreintées à la garde-robe masculine. La défense des précieuses fanfreluches fait sa griffe et impose son style, elle délaisse alors définitivement le prêt-à-porter pour la lingerie.
Femme d’affaire émérite dotée d’un sens aigu de la communication, elle ose présenter ses collections sur mannequins vivants aux Galeries Lafayette – Haussmann pour relancer sa griffe qu’elle a récupéré après trois ans d’un combat juridique acharné avec un ancien associé qui voulait l’en déposséder. Elle ouvre ensuite le premier concept store rue St Honoré où les mots fantaisie et cadeaux ornent seuls son nom en façade. Dans son boudoir, chaque élément de décoration et chaque objet réfèrent à sa griffe présente aujourd’hui dans 34 pays. Experte en co-branding du luxe, elle décline son image de marque dans de nombreux domaines, de la décoration au design d’objet, de la parfumerie aux cosmétiques.

… et en parole.
« J’ai joué des dessous comme des dessus en dévoilant et en voilant avec des dentelles et des transparences sensuelles. »