L’intelligence artificielle connecte les abeilles !

Il est vital pour un apiculteur de savoir si ses colonies d’abeilles sont en bonne santé : le seul outil qui existait jusqu’alors était une balance à plusieurs centaines d’euros pour peser la ruche et estimer son rendement en miel. Il existe aujourd’hui BeeKeep, un capteur connecté low-cost (80 euros + 3 euros/mois) créé par la Start Up made in Hauts-de-France Hostabee. Suivez le Beeezzz !

Quand on sait que 80% de la production végétale dépend de l’activité des pollinisateurs, comme nos chères abeilles, on fait la danse de Maya à la découverte d’Hostabee !

Cette jeune Start Up a été créée par Maxime Murlaz, quand il était simultanément developpeur informatique et professeur de mathématiques au lycée agricole d’Aumont dans l’Aisne. L’idée de connecter les ruches pour suivre la santé des abeilles pousse au sein du rucher école de l’établissement. Pour grandir et se développer le projet connaît plusieurs grandes phases d’accélérations.

D’abord, il remporte un financement de 140 000 € de l’Europe attribué au développement des projets innovants. Ensuite, il remporte le soutien d’Orange qui lui ouvre les portes de son réseau de 54 apiculteurs ayant des ruchers écoles pour permettre d’expérimenter la connectivité à l’échelle nationale. L’entreprise accompagne également le développement technologique d’Hostabee en mode « Open Innovation » : elle met à disposition ses outils permettant de régler certaines problématiques techniques comme celle de l’autonomie énergétique des capteurs. La vitesse de libération est atteinte par Hostabee l’été dernier : elle remporte un concours French Tech qui la fait décoller pour le Festival de l’innovation DLD de Tel Aviv en septembre 2016, puis pour le CES de Las-Vegas en janvier 2017. L’agile Hostabee remporte les suffrages avec BeeKeep et rayonne à l’international : les demandes d’outils d’aide à la décision d’apiculteurs du globe se multiplient !

BeeKeep ?

C’est un capteur d’un centimètre d’épaisseur sur huit centimètres de diamètre.

C’est un concentré de technologies et d’IA non nocif pour les abeilles.

C’est un outil qui permet de suivre à distance la santé et le comportement de la colonie et de géolocaliser les ruches.

Pour quel marché ?

Nul besoin d’épiloguer sur la raréfaction des pollinisateurs et sur l’utilité d’aider les professionnels de l’agriculture à préserver leur activité qui au passage contribue à nous nourrir…

C’est ainsi qu’Hostabee passe le cap de la production industrielle de BeeKeep grâce à l’intégration depuis janvier 2017 de la Scale Zone d’IBM, pépinière destinée à accélérer l’industrialisation de produits connectés de 11 start-ups de l’IOT (Internet Of Things).

Les 1000 premiers capteurs BeeKeep sortiront de la chaîne pour équiper des ruchers de Californie dans une exploitation d’amandiers qui voit chaque année une transhumance d’un million six cent mille individus pour polliniser la plantation, ou encore équiper le rucher de Google, ou encore un autre situé à Brooklyn, New-York dès le mois prochain.

D’autres objectifs de conquête ?

La petite Hostabee est en discussion pour des projets au Brésil, au Portugal, en Roumanie, en Grèce. Avec cette vitesse d’accélération-là, nous ne serions pas surpris que plus vite qu’il ne le faut de temps pour le dire toutes les abeilles de la planète seront déjà connectées !