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« J’audace L’air d’un oubli »

L’amiénois Olivier Fély-Biolet avait, il y a quelques années, dans son bureau de chef d’entreprise, « J’audace » écrit en grand sur le mur ! Puis il est retourné quelques temps dans le monde du salariat. Pendant ce temps, il poursuit par passion, pour lui-même, l’écriture de nouvelles, de romans. Sa vie se déroule tranquillement ?

Un jour d’été, alors qu’il est à Marseille, il ouvre le bouquin d’un autre amiénois, Marc Esposito, sur la genèse de son film Le cœur des Hommes. Olivier prend plaisir à découvrir la face cachée du film et le contacte sur son blog. Le temps passe, les deux hommes lient connaissance. Marc Esposito invite Olivier à la projection de 2 montages différents sur lesquels il faut donner son avis. « J’ai trouvé çà formidable ! ». En juin 2014, une autre invitation : projection équipe du Cœur des Hommes 4, avec les techniciens et les acteurs dans la grande salle du cinéma de la Porte des Lilas. « Je me suis retrouvé au milieu des acteurs, à échanger avec l’équipe après la projection sur la terrasse du cinéma. C’était un jeudi soir. Soudain, je regarde ma montre, et me dit : M…, demain matin je suis en réunion à la CCI, il faut que j’y aille… Sur le chemin du retour, je me fais la promesse de renouer avec l’audace. Je veux trouver le moyen de rejoindre cet univers dans lequel je me sens bien, en m’appuyant sur ma passion pour l’écriture, peut-être devenir scénariste ? »

Ni une, ni deux, prise de contacts et mobilisation du réseau. Ni une, ni deux, un CIF (Congès Individuel de Formation) et un master scénario, réalisation, production à la Sorbonne.
L’essentiel est là pour Olivier : une approche pragmatique et concrète de l’ensemble de la chaîne de production du cinéma. « J’ai découvert tout çà avec un enthousiasme de gamin !

Cette année-là, j’ai écrit mon premier scénario… celui du film que je suis en train de réaliser : L’air d’un oubli. À la fin de la formation, tout le monde m’a dit : « Vas-y ! Réalise le film. N’aie pas d’hésitation, tu auras toute l’équipe technique pour t’entourer. » Me confronter à la réalisation m’apporte une nouvelle approche de l’écriture, différente de la nouvelle ou du roman. Dans un scénario, tu écris la mise en scène, tu crées des images. Par exemple, tu ne décris pas les sentiments des personnages, tu dois écrire ce que le personnage est en train de vivre… on doit le voir ! »

La genèse de L’air d’un oubli : « Fin 2014, me reviens un souvenir de voyage en Guadeloupe, à Marie-Galante. Installé à la terrasse d’un café, j’observe et j’écoute un groupe de jeunes discuter. L’un raconte aux autres que chaque année de sa vie, son grand-père a écrit une lettre à sa grand-mère. Tous les matins, il la dépose sur le buffet avant de quitter la maison. Tous les matins, sa grand-mère la découvre après qu’il soit parti. J’avais trouvé çà super-romanesque ! Ce fut le point de départ du scénario. Je me suis tout de suite interrogé sur le sentiment de cet homme si, à la fin de sa vie, il retrouvait toutes ces lettres. Comment les relit-il, lui qui les a écrites tout au long de sa vie sans jamais les relire ?

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C’est de là qu’est partie l’histoire de Maxence, mon personnage principal, qui, 70 ans après, retrouve la première lettre d’amour qu’il a écrite à sa femme. Il ne l’a jamais relue avant ce moment, la redécouvre avec l’expérience de tout son vécu personnel et tout son vécu de couple. Que va-t-il penser ? Que va-t-il en dire ? Quelles vont être ses sensations, ses sentiments ? J’ai la double envie dans ce film de traiter à la fois des sens et des souvenirs. Mon intention au travers de cette histoire est d’évoquer la naïveté, la pudeur des mots que l’on utilise tous un jour ou l’autre pour exprimer ses sentiments à l’être aimé. Il déroule la lettre, se laisse envahir par la réminiscence des émotions passées, ses souvenirs… la sensation d’avoir su saisir la chance de cette première rencontre avec la femme de sa vie, jusqu’à ce qu’il y ait un petit drame ». Mais chut !!! Ça tourne !

Nous n’en dirons pas plus de cette histoire pour vous permettre de découvrir l’intrigue de ce premier court-métrage d’Olivier Fély-Biolet. Dans l’attente de ce grand moment, Olivier cherche à boucler son budget pour pouvoir mener à bien son audacieux projet et a lancé une campagne de crowdfounding sur le site d’Ulule, fr.ulule.com/lair-dun-oubli.

Si l’aventure vous touche, donnez-lui un petit coup de pouce ! L’avant-première se déroulera certainement au ciné St-Leu à Amiens… promis chers lecteurs, nous vous tiendrons informés de la date de cette projection via la page Facebook de L’audacieux magazine !