Marbella by Jean Nouvel

Il est des univers qui ont vocation à se rencontrer pour créer de nouveaux univers. Dans le domaine de la science, les scientifiques ont imaginé des univers-bulles, un peu comme des bulles dans la mousse de savon. Une collision entre deux univers engendrerait un « mur de domaine », sorte d’onde de choc positive créant de la matière, de l’énergie, un nouvel univers encore plus rayonnant.

« Nous sommes partis sur 3 univers : l’éthique, les constellations et les motifs géométriques. » confie Jean Nouvel.

La rencontre d’Adeline Moniez fondatrice de la maison de création de bijoux Marbella et de Jean Nouvel exhale le savoir-faire du plus grand architecte français et de la plus innovante maison de bijoux de peau d’exception. Les qualificatifs pourraient s’inverser et de dire qu’il s’agit là de la rencontre et de la collaboration du plus innovant des architectes français et du savoir-faire de Marbella.

Depuis 2005, la maison Marbella dont les ateliers sont installés à Sailly-Laurette, à proximité d’Amiens, a innové dans la création de bijoux de peau au point de séduire les plus grands de la Haute Couture et de la cosmétique : Dior, Yves Saint-Laurent, l’Oréal. Un ornement chic et élégant, comme des tatouages précieux… et éphémères fort d’une notoriété qui a éveillé l’intérêt de Jean Nouvel et de son équipe.

 « Il y a un an et demi, les équipes de Jean Nouvel nous ont contacté en raison d’un bracelet qu’il avait fabriqué en feuille d’or. Nous avons commencé à travailler ensemble sur la réalisation d’un bracelet similaire avec notre technique de bijoux de peau » nous indique Adeline. Si une collaboration technique surgit entre les équipes de Jean Nouvel et les ateliers Marbella, une relation humaine entre Adeline Moniez et Jean Nouvel construit une collaboration indédite et unique. « J’ai le souvenir d’avoir fait rire Jean Nouvel autour de notre projet et d’un débat que je trouvais très conceptuel, avec mon naturel ».

« L’inspiration était l’apparition et la disparition. Un bijou à composer soi-même, que l’on devine dans les zones interdites, qui se cache derrière l’oreille, dans le creux d’une poitrine, dans le pli d’un bras… » précise Jean Nouvel.

Il est vrai que l’architecte français souvent désigné comme l’un des plus grands et des plus rayonnant au regard de sa personnalité et de ses réalisations a collaboré avec générosité à ce projet commun.

« Jean Nouvel a une vision propre. Il est très gentil, très accessible ce qui m’a permis d’être à l’aise dans la démarche. » nous confie Adeline Moniez. « Le mode de travail de Jean Nouvel consiste en un travail préalable avec ses équipes, des équipes formées Jean Nouvel, et un examen attentif et précis et une validation définitive par Jean Nouvel ».

Cette collaboration nous a donné une autre vision, nous a ouvert sur un autre univers.

Cette collection si particulière développe une nouvelle gamme au sein de la maison Marbella. Adeline Moniez et Jean Nouvel se sont inspirés de l’émerveillement des constellations et de l’envoutement tribal des ornements africains. La géométrie des formes multipliant à l’infini les possibilités de porter cette joaillerie.

Les 128 pièces du coffret composent trois modèles pour une collection complète : un modèle en plaqué, un modèle en en or massif, et un modèle exclusif en or et diamants avec une gramme de prix allant de 1.000 à 100.000 euros « Nous proposons des pochoirs et design dans le coffret dessiné par Jean Nouvel, mais chaque femme peut s’inventer ses propres motifs, exprimer sa liberté» indique Adeline Moniez.

« J’ai imaginé une série de ponctuations. Je trouve que l’architecture existe à toutes les échelles, le bijou est une sorte de meuble personnel, c’est une façon aussi d’afficher ce que l’on aime », souligne le célèbre architecte. 

Cette nouvelle ligne est différenciante. « Elle a une empreinte, l’empreinte Jean Nouvel et l’empreinte de Marbella marquée du poinçon de Marbella. Je suis très fier et l’on nous félicite de cette collaboration».

De la Fondation Cartier à la Philharmonie, en passant par le musée du quai Branly et l’Institut du monde arabe, Jean Nouvel est sans doute l’un des architectes français les plus reconnus et les plus sollicités dans notre pays. Cependant, hormis pour les familiers des galeries Patrick Seguin et Gagosian qui présentent son travail, son design est lui bien moins connu. Le musée des arts décoratifs présente ainsi à Paris la première exposition consacrée à trente ans de production, dont l’un des jalons fut la création en 1995 des Ateliers Jean Nouvel Design.

Adeline Moniez fait désormais partie de ce petit groupe de privilégiés qui ont observé le travail de Jean Nouvel décrivant les chorégraphies minutieuses et mystérieuses d’une esquisse, que lui seul peut voir. Il est là, Jean Nouvel, inscrit dans l’histoire et le projet de Marbella. Le monstre sacré de l’architecture française, immobile et silencieux, le regard figé, plongé dans un ailleurs qui n’appartient qu’à lui, traçant du bout du doigt les lignes d’une œuvre qui n’existe pas encore.

Si ses collaborateurs sont habitués à décrypter ses mots autant que son coup de crayon, Adeline a collaboré avec le Jean Nouvel dont ont dit souvent qu’il voit grand, mais croque en miniature. « Un dessin trop précis est une entrave à la liberté de créer, il ne doit pas être un carcan, juste un élan, dit-il. « L’important, c’est l’idée. Si vous le regardez bien, vous verrez que tout y est, les formes et l’esprit »,…

Le fruit de la collaboration entre Adeline Moniez et Jean Nouvel est présent au musée des Arts Décoratifs de Paris et à la vente pour faire ensuite le tour du monde et les spots de Jean Nouvel. Laissez vous aller à la découvert de ce nouveau monde, un nouvel art associant architecture et joaillerie. Regardez tous les éléments de cette œuvre conjointe et laissez vous allez à l’imagination, votre imagination et comment vous aimeriez lire, afficher, porter l’une ou la totalité des 128 pièces de ce coffret unique, première collection de joaillerie éphémère baptisée « Marbella By Jean Nouvel ».